je crois qu’il faut mourir puis vivre, mourir avant de mourir pour ne plus aimer mourir.
je crois ne rien pouvoir haïr de ce que j’ai fait. je crois au regard renversé. je crois que tout mot juste vient de l’intérieur du cielet que ce ciel vrille au plus profond de nous. je crois au rassemblé à l’ouvert au levé au tremblé au centième de soupir. je crois à l’opacité solitaire. au pur instant de la nuit noire pour rencontrer sa vraie blessure. pour écouter sa vraie morsure. je crois qu’il faut habiter la lumière par un long questionnnement sans réponse. je crois aux cassures de fièvre. aux sursauts de nuit aux césures de nerf. je crois qu’il faut prendre appui sur le vent s’agenouiller en mer et se vouer à l’infini. je crois qu’il faut penser comme chute une météorite. comme pleure cette étoile. qu’il faut saisir l’intime conscience de son désastre pour commencer à vraiment sourire. pour s’aventurer au plus bleu du bleu.
“nous avons été chassé du paradis, mais le paradis n’a pas été détruit pour cela.”
F.K.