Amours de ces messieurs,
tu taquines les bouts,
trop tôt sortie de l’œuf,
qui joignent aux icônes la gaule.
Repasse par le froid du joint et dédouble ton dos de binaire en recouvrement pour le voir,
aussi, ne vois tu pas contradiction ?
voire : résonances apaisées et dettes remises à plus tard,
il n’y aura de teinte plantée qu’en frais de défauts.
cesse : sans cause, sans casse, il n’y aura de paix pas plus que l’inverse.
S’équilibrent alors avec les os nets en clair qui ne seront que ton message : apaise moi.
Outrance au cœur lie, d’amertume et d’acier.
Un simple flou murmure à mon œil le silence fixe que - dire ? - fixe comme un point sombre dans le ciel.
je suis déficiente, je suis l’ennuie et j’essuie le reste ?
Tu attesteras de fentes portées vers la lumière, tu attesteras de lumières portées sur la fente.
R.
Les sentiments retardent,
les passions retardent,
les institutions retardent,
tout est en trop, tout est ce trop qui ne cesse de charger l’existence,
l’existence elle même est une idée de trop ,
ce sont les philosophes, les savants, les médecins, les prêtres, qui nous ont petit à petit, doucement et brutalement, crée cette vie fausse,
car les choses sont sans profondeur, il n’y a pas d’au delà ni de gouffre autre que celui qu’on y mettra,
mais tout de suite, j’ai mal à la main,
pas d’idée pas d’entité,
pas d’immanence et pas d’instance,
rien ne m’attend pour me demander des comptes,
mais moi j’ai à demander des comptes à quelques ignobles escrocs de la doctrine,
le fait qu’il y ait sentiment, passions, institutions est un retard.
Ma main brule, elle brule.
Il y a le fait que ma main brûle, lequel déjà, si j’y pense est, comme fait, très menacé,
avoir le sentiment que ma brule, c’est entrer dans un autre rayon,
si j’ai l’idée que ma main brule je ne suis déjà plus dans ma main mais en état d’observation,
cet état où l’esprit se fait espion pour que je lui cède non pas ma main et sa douleur, mais un monde de conceptions.
Sans sentiment et sans idées„ ma main aurait déjà mordu le feu d’un monde de joyeuses crapules et de lâches, monde d’intellos paresseux, a crée pour se donner à lui aussi une raison d’être, car c’est le sentiment et l’esprit qui intoxique la vie.
XY
Entre le corps et le corps il n’y a rien. Rien que moi.
Ce n’est pas un état, pas un objet, pas un esprit, pas un fait, encore moins le vide. Absolument rien. Ni de l’esprit, c’est l’intransplantable moi.
Mais je n’en ai pas. Je n’ai pas de moi.
Il n’y a que moi et personne, aucune rencontre possible avec l’autre.
Ce que je suis est sans différenciation ni opposition possible, c’est l’intrusion absolue de mon corps, partout.
“Je sens mon corps, mes os, ma chair qui commencent à se séparer, à s’ouvrir pour livrer passage à la solitude; et devenir quelqu’un qui n’est plus seul est une chose terrible.”
W. Faulkner
Il l’a dit
“Putain, j’ai envie de rien, j’suis la serveuse aux tomates”
je sais plus quoi écrire, merci au revoir.
“Celle que j’aurais voulu aimer tellement c’était bien !
Mais si je te le dis ; ça serait un coup à te perdre définitivement !
Et de toutes façons, aimer quelqu’un aussi vite ; c’est une idée débile et sans avenir !”
AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH
”(…) faire l’amour avec toi à trois heures du matin et peu importe peu importe peu importe comment / communiquer un peu de l’irrésistible immortel invincible inconditionnel intégralement réel pluri émotionnel multispirituel tout fidèle éternel amour que j’ai pour toi”
Elle a écrit, lancé ses cris, au vide béant de son esprit. Elle a conclu que l’irrésistible immortel invincible inconditionnel intégralement réel pluri émotionnel multispirituel tout fidèle éternel qu’elle a pour toi, n’est autre que sa pure vérité, son unique amour, sa SOLITUDE insatiable. Qu’un hymen au bord de la rupture, couvrant la face effrayante de l’inéluctable.
Je reste inconsolable mais gaie.
Et je veux tout, sauf passer à côté de la solitude sans oser la regarder et l’embrasser.
Rembobiner, marche, arrêt, play.
PAUSE.
Un voeux, ne plus pleurer„ ni recommencer à te raconter le passé, ne plus donner ces mots n’importe quand, n’importe où, à n’importe qui, pour qu’ils soient oubliés en un éclair. Garder à l’interieur ceux qui méritent d’être passés sous silence.
Oh je dois me taire, alors je me tairais, avant de te dire quoique ce soit.
Je veux respirer sans trembler.
Je suis prise dans l’engrenage de mes mensonges et désire l’absolution.
Je saisis les odeurs du passé, aux coins des rues.
Je sais déjà quels hommes naitront demain. Derrière ces hommes des fenêtres, derrière les fenêtres des ennemis ou des adorateurs. Pas de neutralité ni de passivité. Mais en permanence le tissu de la préméditation et des intentions.
Je suis prise dans l’engrenage de mes mensonges et désire l’absolution.
Pour avoir senti des têtes d’hommes sur ma poitrine.
Je ne peux dire la vérité. La vérité serait un arrêt de mort.
Je marche au devant de moi même dans une perpétuelle attente de miracle.
Il y a dans mon regard, une faille par où s’engouffre de la folie.
je suis une larme. capturée dans la douleur qui me pousse à VIVRE.
“Je ne me souviens pas d’y avoir eu froid ni chaud. Nulle froidure nulle brûlure. Sommeil climatisé, pas de fièvre, pas de coup de froid. Je ne me souviens pas d’avoir eu faim. La nourriture s’incorporait par d’invisibles pores. Je ne me souviens pas d’avoir pleuré. Je sentais seulement la carresse du mouvement - du mouvement dans le corps d’une autre absorbée sombrée dans la chair d’une autre, bercée par le rythme de l’eau, la lente palpitation des sens, le bruissement de la soie.”
